Itou !Rhaaa, ca me donne envie de relire cette serie.
Itou.Question dessin, je continue de préférer le buddy des premiers albums.
Rhaaa, ca me donne envie de relire cette serie.
Itou !
Je viens de terminer la saga !
Question dessin, je continue de préférer le buddy des premiers albums.
Itou.
Compte tenu de la direction que Derib faisait prendre à son histoire, le style n'aurait pas tenu la route, je pense. Et je crois bien avoir lu quelque part que c'est ce que pensait Derib.
Moi j'aime les deux !
Et, je me rends compte que je me suis planté sur ma réflexion :
Bon, on va pas se mentir, on est loin des scénarios de Hermann et/ou Yves, ça c'est le moins qu'on puisse dire ! (Attention, pas de méprise; je ne parle pas là de qualité, mais bien d'ambiance !) Mais tout n'est pas pour autant rose pour lui et Chinook. Et puis, au risque de me répéter, je trouve le dessin de Derib tellement bien !
Oui, la représentation n'est pas la même, mais finalement, (je ne m'en souvenais plus) maintenant que j'ai terminé de lire la saga, la violence est omniprésente dans tous les albums suivant le premier ! Violence de la nature et des éléments, violence psychologique et violence des hommes, quel qu'ils soient, les uns envers les autres. Sans parler évidemment de la mort de Jérémie, et de Buddy et Chinook. Finalement, je crois bien que Derib rejoint Hermann sur la piètre opinion qu'ils ont du bipède humain en général... même s'il met quelques indiens à part 😊
Je ne me souvenais plus, non plus, de la flopée de personnes "connues" dont il a parsemé les albums : A commencer par Giraud, et Cosey; je ne les ai pas encore tous répertorié... Si le cœur vous en dit - mini concours en marche ! - (Heu, rien à gagner, je précise, sinon le droit d'être le plus rapide 😉😂)
Bravo à toi d'avoir relu toute la série grâce à ce sujet 👍
Pour le dessin, celui des premiers albums est également sympathique, mais je trouve que son évolution vers un style plus réaliste accompagne parfaitement la dureté croissante de ce que raconte Derib.
Dans une interview d’ActuaBD de 2013, il explique qu’il avait eu beaucoup de mal avec le réalisme sur Arnaud de Casteloup, alors qu’il se sentait très à l’aise dans le semi-réalisme de Go West. C’est donc naturellement qu’il commence Buddy Longway dans ce style, avant que l’histoire elle-même ne l’amène vers un dessin plus réaliste, puisqu’il considère Buddy comme une histoire totalement réaliste.
Sur le fond, je te rejoins également : la violence est finalement présente presque partout. Violence de la nature, des hommes, violence psychologique… Derib explique pourtant qu’il voulait d’abord nous faire tomber sous le charme de cette famille avant de faire entrer les guerres indiennes et le traitement réservé aux Indiens par les Blancs (dès l'album 10 selon l'interview). Quant à la mort de Buddy et Chinook, qu’il avait imaginée très tôt, elle renforce encore ce réalisme. Ce n'est d'ailleurs qu'en préparant l'avant-dernier album qu'il a trouvé la manière de conclure leur histoire : il a choisi que ce soit Cheval Fougueux, en écho aux événements de Le Secret, qui les tue. Le fait que ce soit un Indien, et non un Blanc comme on aurait pu s'y attendre, rend la fin beaucoup plus forte et rappelle que, chez Derib, chaque acte finit toujours par avoir des conséquences.
Pour ton mini-concours, c’est vraiment amusant de replonger dans les albums avec cette idée en tête. Il y a bien sûr dans le 11ème, la vengeance le personnage Jimmy MacClure, clin d’œil direct à Blueberry. Sinon, comme tu l'as déjà dit Jean Giraud et Cosey.
Comme nous sommes entre nous, il y en a un autre qui m’a toujours intrigué : Grégor, dans Le Vent sauvage. Je me suis souvent demandé si Derib n’avait pas glissé un clin d’œil à Grzegorz Rosinski. Le prénom fait forcément penser à lui, mais la ressemblance graphique est bien moins évidente que pour Giraud ou Cosey. En faisant de Grégor un Hongrois, alors que Rosinski est Polonais, Derib entretient peut-être volontairement le doute. Je n’ai jamais trouvé la moindre confirmation de sa part, mais l’hypothèse me plaît bien. Qu’en pensez-vous ?
dubuisp@hotmail.com
Précédemment, très exactement le 29/06/2026 4:10 pm 🤓 je disais cela
À noter que "l’orignal" a eu un tirage limité aux éditions Collot, avec une planche 42 bis à insérer entre les planches 42 et 43. C’est le même éditeur que pour le tirage limité de "Boomerang", dans lequel Hermann avait aussi ajouté une planche inédite.
J'ai farfouillé dans ma bibliothèque et je peux maintenant partager avec vous cette planche
dubuisp@hotmail.com
Ça fera sûrement plaisir à not' ouaibmaistre, cette resucée de L'OrigInal... 😋
Le fameux original et sa compagne... euh, la copie scannée ?Ça fera sûrement plaisir à not' ouaibmaistre, cette resucée de L'OrigInal... 😋
Une petite anecdote autour de Derib et la fin de Buddy Longway
Vers la fin des années 2000, peu après la parution de La Source, le vingtième et dernier album de Buddy Longway, j’ai assisté à une conférence de Derib à Arolla, dans le Val d’Hérens, en Valais. Il y avait raconté une anecdote qui m’a particulièrement touché à propos de la fin de son héros.
Derib, de son vrai nom Claude de Ribaupierre, entretient un lien profond avec cette région. Son père, le peintre François de Ribaupierre, y séjournait régulièrement, et ces paysages ont marqué l’enfance du futur auteur de Buddy Longway.
Dans La Source, Buddy Longway et Chinook trouvent la mort. Leur fille Kathleen revient ensuite sur les lieux du drame afin de leur donner une sépulture.
Lors de cette conférence, nous avions fait une balade avec Derib dans les environs d’Arolla. À un moment, il nous avait invités à nous asseoir dans un endroit particulièrement beau. Il nous avait alors expliqué que ce lieu comptait beaucoup pour lui : c’était là, symboliquement, qu’il avait choisi d’enterrer Buddy dans La Source.
Il tenait à offrir à son héros une dernière demeure dans un paysage qui avait marqué son enfance et qui lui était profondément cher. Dans l’album, Buddy repose bien sûr aux États-Unis ; mais Derib avait pensé à ce coin du Val d’Hérens pour imaginer le décor de sa tombe.
J’ai toujours trouvé cette idée très belle : Buddy meurt dans l’Ouest américain, mais il repose symboliquement un peu dans les Alpes suisses. Une manière très personnelle, et très émouvante, pour Derib de dire adieu à l’un des grands héros de la bande dessinée franco-belge.
Cette démarche me fait penser à Cosey, qui conclut également Jonathan par un retour en Suisse. Deux auteurs suisses, deux héros voyageurs, et une même idée de retour aux sources.
dubuisp@hotmail.com
Intéressant. Par curiosité, comme je connais un peu l'endroit (et que je ne suis pas en possession des albums), tu pourrais me dire où se situe cet endroit (approximativement, bien sûr, je ne te demande pas de désigner l'emplacement au mètre près) ? Merci d'avance. 🙂
C’était dans le cadre de la Rencontre internationale du livre de montagne d’Arolla, qui se tenait au Grand Hôtel & Kurhaus. Plutôt qu’une conférence classique en salle, Derib nous avait proposé une petite promenade dans les environs.
Nous étions partis à pied de l’hôtel et avions suivi les sentiers avoisinants, en faisant une courte boucle dans la forêt et légèrement sur les hauteurs. Le lieu ne devait pas se trouver très loin du Kurhaus — je dirais à quelques centaines de mètres, peut-être autour de 500 mètres — mais je serais aujourd’hui incapable d’en retrouver l’emplacement exact.
Au fil de la marche, Derib s’arrêtait parfois pour évoquer la montagne, son père, son attachement au Val d’Hérens ou ses souvenirs avec Peyo et Franquin. Puis, à un moment, il nous a fait asseoir près d’un petit ruisseau. Il nous a alors expliqué que cet endroit l’avait inspiré pour la fin de La Source et que c’était là qu’il avait choisi, symboliquement, d’enterrer Buddy.
Rien n’avait été annoncé à l’avance : ce n’était ni une visite guidée ni une « révélation » prévue au programme, mais une confidence faite simplement au cours de la balade. C’est précisément ce caractère spontané qui m’avait marqué. Derib avait choisi de conclure l’aventure de Buddy dans un paysage qui comptait beaucoup pour lui.
Rem. J’ai regardé une carte de la région : les petits ruisseaux proches du Kurhaus correspondent assez bien à mon souvenir, même si je ne prétends pas pouvoir reconnaître le point précis.
dubuisp@hotmail.com
@patrick-d Merci, Patrick. Ca me suffit amplement comme explication !
Je suis juste déçu que Derib n'avait pas parlé de Gaspoz, un chien des environs que Derib et Cosey avaient baptisé ainsi car c'est un nom très fréquent au Val d'Hérens et qui nous avait accompagné tout au long de notre promenade. On l'avait gavé de fruitella et il avait gerbé dans le chalet (où les deux auteurs suisses logaient avec Dany) juste après avoir passé la porte. Une façon bien à lui de nous remercier ! 😆
Effectivement, voilà une anecdote savoureuse que Derib aurait dû raconter 👍
Le pauvre Gaspoz a dû faire une sacrée indigestion après avoir été gavé de Fruitella…
Tu lui en avais donné toi aussi, ou est-ce que tu as été plus raisonnable que les autres ?
En tout cas, son « remerciement » dans le chalet de Derib, Cosey et Dany a dû être mémorable !
A-t-il continué à vous accompagner les jours suivants ?
dubuisp@hotmail.com
Je pense que j'en avais été le plus gros pourvoyeur. Normal, j'avais 10 ans max, je trouvais ça rigolo de voir le chien bouloter tous ces bonbons. Mais je n'étais pas le seul à lui en donner, il me semble.Effectivement, voilà une anecdote savoureuse que Derib aurait dû raconter 👍
Le pauvre Gaspoz a dû faire une sacrée indigestion après avoir été gavé de Fruitella…
Tu lui en avais donné toi aussi, ou est-ce que tu as été plus raisonnable que les autres ?
En tout cas, son « remerciement » dans le chalet de Derib, Cosey et Dany a dû être mémorable !
A-t-il continué à vous accompagner les jours suivants ?
Et non, nous ne l'avons plus vu par la suite (en tout cas, je ne m'en rappelle pas).
